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    <title>Madagascar et La Réunion (1re partie)</title>
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    <category domain="https://tsingy.univ-reunion.fr/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:30:29 +0200</pubDate>
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      <title>Éditorial </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1435</link>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:34:17 +0200</pubDate>
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      <title>Essai de compréhension du mot-notion « créole » dans la colonie naissante de Madagascar </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1437</link>
      <description>Il s’agit de suivre à Madagascar, l’évolution du terme essentiel du monde réunionnais, celui de « Créole » entre les années 1880 et 1925. Le mot, consubstantiel à La Réunion, est soumis aux conditions dans lesquelles il est énoncé, aux contraintes de ses usages sociaux et aux errances des idéologies. On remarquera ici que l’autorité politique des gouvernements généraux n’impose jamais le terme administratif d’« assimilé ». Ce dernier terme employé par commodité dès le tout début de la colonie ne passe pas comme tel dans l’usage journalistique, il fait tache. C’est un mot dont personne ne veut dans la population allogène, qui a ses propres conceptions successives du mot « créole », révélatrices chacune du destin social des Réunionnais de Madagascar. Certes, chaque mot connaît son évolution sémantique ; ainsi « Créole » va signifier Noir à Madagascar, puis l’apprentissage de la démocratie se faisant, il va aussi signifier Blanc, c’est-à-dire qu’il va signifier tout un chacun, à savoir l’arc-en-ciel des phénotypes, comme à La Réunion. Les usages multiples, concurrentiels, de ce mot à Madagascar sont très symboliques de l’entropie du monde colonial, de son malaise. Mais, ils révèlent surtout l’indifférence de l’atonique mère patrie1 envers ses filles colonies : la France est gênée par des clivages sociaux qui, depuis la Commune, ne se résolvent pas. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:36:39 +0200</pubDate>
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      <title>Travailleurs réunionnais et syndicalisme à Diégo-Suarez de 1945 à 1956 </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1439</link>
      <description>À Diego-Suarez, au Nord de Madagascar, les travailleurs réunionnais sont nombreux à la fin des années 1930. Ils forment après-guerre le fer de lance du syndicalisme local et dominent la direction des syndicats, notamment la CGT locale fondée en 1948, sous l’impulsion du secrétaire général Francis Sautron. Le mouvement se consacre aux revendications salariales, s’appuyant sur l’arbitrage de l’Inspection du Travail et sur des grèves, comme celle de l’Arsenal en 1956. Les célébrations du 1er mai sont l’occasion d’exprimer des revendications professionnelles, rassemblant Réunionnais, Malgaches et Comoriens. Grâce à la cohésion de ces militants, la CGT de Diego-Suarez devient la section la plus dynamique de l’île, contrastant avec les divisions observées à Tananarive. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:37:26 +0200</pubDate>
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      <title>La Réunion, Madagascar, îles d’Afrique ? </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1444</link>
      <description>L’article interroge la pertinence du découpage continental du monde, en particulier l’inclusion systématique de Madagascar et La Réunion dans « l’Afrique », telle que revendiquée par l’Union africaine. Ce découpage hérité des Grecs (Hérodote, Strabon) puis fixé par les cartographes du XVIe siècle repose sur des critères arbitraires. L’attribution des îles aux continents voisins résulte de conventions plus que de réalités géographiques incontestables. L’analyse historique globale montre que Madagascar, peuplée par des migrations austronésiennes puis bantoues, entretient des liens complexes et fluctuants avec l’Afrique orientale (couloir swahili) sans y être pleinement intégrée, avant de devenir une colonie française rattachée administrativement à l’Afrique. La Réunion, quant à elle, apparaît comme une île « de nulle part », dont le peuplement colonial et l’engagisme l’ont insérée davantage dans un réseau créole antillais et un espace océan-indien pluriel (Inde, Madagascar, Chine) que dans une identité africaine propre, tout en devenant région ultrapériphérique européenne. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:39:39 +0200</pubDate>
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      <title>Des engagés malgaches fuient La Réunion au XIXe siècle </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1448</link>
      <description>Après l’abolition de l’esclavage en 1848, le système de l’engagement se développe à La Réunion, employant une main-d’œuvre malgache issue notamment des princes antanosy rebelles au royaume merina. Deux lettres de gouverneurs de Fort-Dauphin (1859 et 1866) révèlent que des engagés, maltraités par les colons réunionnais, se sont enfuis par bateau pour rejoindre Madagascar, contredisant l’idée reçue selon laquelle ces évasions échouaient toujours en mer. Le premier récit (1859) montre six Antanosy accostant discrètement près de Fort-Dauphin pour éviter d’être repris, preuve de compétences maritimes réelles. Le second (1866) dévoile les tensions entre princes rivaux se disputant l’allégeance de leurs sujets engagés à Bourbon, ces derniers réclamant leur rapatriement à la Reine plutôt qu’à leurs seigneurs locaux. Cette histoire méconnue éclaire les rouages du royaume malgache et les pratiques clandestines des colons réunionnais. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:41:38 +0200</pubDate>
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      <title>L’insurrection de 1947 à Manajary, troisième partie : le drame </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1451</link>
      <description>L’insurrection s’est propagée dans la région de Mananjary, portée par des militaires démobilisés et par les cadres locaux du MDRM plutôt que par une direction merina centralisée, contrairement au discours colonial de l’époque. La prise du poste de Vohilava le 20 avril 1947, après un siège dramatique où le gouverneur fit fusiller des otages MDRM, se solde par le massacre d’une trentaine de fonctionnaires, drame qui est exploité par l’administration française comme mythe patriotique des « Héros de Vohilava ». L’attaque du 8-9 mai contre Mananjary qui échoue militairement, est suivie de crimes de guerre commis par les Français : exécution sommaire de dizaines de prisonniers politiques (Trésor, douane, prison), fusillade de Rabetsimba, et l’épisode tristement célèbre de prisonniers jetés vivants d’un avion par le pilote Guillaume de Fontanges. Ces crimes coloniaux sont restés largement impunis et furent occultés par l’administration au profit d’un récit héroïque, alors même que l’ampleur réelle des violences insurgées, bien que dramatique, fut nettement moindre que ne le prétendait la mythologie coloniale de l’époque. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:43:46 +0200</pubDate>
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      <title>Le lavoir public à Toamasina (Madagascar) : enjeux autour d’un espace à multiples fonctions </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1456</link>
      <description>Les lavoirs publics permettent la desserte collective des ménages non branchés au service d’eau en réseau. La ville de Toamasina à Madagascar compte 14 lavoirs publics fonctionnels pour les 138 fokontany (quartiers) de la commune urbaine. Ils sont fortement fréquentés par de nombreux ménages et des professionnelles du lavage. Les lavoirs constituent des lieux de passage et de rassemblement à l’usage de tous. Si d’une part les usagers les voient comme un lieu public privilégié pour tisser des liens sociaux, d’autres les considèrent comme vecteurs d’inégalités socio-spatiales. Cet article s’intéresse au fonctionnement des lavoirs publics et aux liens sociaux qu’ils créent, en particulier entre le groupe des lavandières et les usagers. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:44:29 +0200</pubDate>
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      <title>Formation et développement professionnel des enseignants des écoles primaires à Madagascar de 1896 à nos jours </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1464</link>
      <description>Depuis les écoles missionnaires du XIXe siècle la période coloniale (école Le Myre de Vilers, 1896-1960), la formation des instituteurs malgaches a connu de profondes ruptures à chaque changement de régime politique. La Première République (1960-1974) diversifie les filières (CP1C, CP2C, Écoles Normales), tandis que la Révolution socialiste (1975-1993) impose la malgachisation puis l’abandonne face aux contraintes du Programme d’Ajustement Structurel. À partir des années 2000, l’adhésion à l’Éducation Pour Tous (EPT) et au Madagascar Action Plan (MAP) provoque une explosion des effectifs scolaires, comblée par le recrutement massif de maîtres non qualifiés, représentant plus de la moitié du corps enseignant en 2006. La réforme du système 7-3-2 (2007-2008), avec de nouveaux curricula et l’approche par situations, tente de professionnaliser ce personnel malgré des moyens dérisoires. La crise politique de 2009 interrompt brutalement cette dynamique. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:46:45 +0200</pubDate>
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      <title>Tsingy n°14 - numéro complet </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1469</link>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:53:41 +0200</pubDate>
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      <title>1re de couverture de Tsingy n°14 </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1470</link>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 12:57:37 +0200</pubDate>
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