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    <title>Reunion Island</title>
    <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/308</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>La valorisation de la petite patrie à La Réunion sous la Troisième République</title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1105</link>
      <description>L’analyse des supports pédagogiques à La Réunion sous la Troisième République laisse entrevoir une évolution du processus d’acculturation nationale dans lequel la petite patrie prend une part de plus en plus prépondérante. Valorisée dès le milieu du XIXe siècle en qualité de microcosme du national, l’identité réunionnaise est cependant reconsidérée au lendemain de la Grande Guerre dans l’historiographie locale. La redéfinition des liens entre la grande et la petite patrie, entre l’universel et le particulier, devient ainsi une revendication pleinement assumée car justifié par les affres de la guerre. Les politiques et les pédagogues de l’immédiat après-guerre s’entendent pour affirmer que l’enracinement local ne peut être sacrifié sous prétexte d’une nécessaire intégration nationale. Désormais, la posture revendicative est que la culture républicaine doit être plus attentive aux singularités individuelles. Il s’agit donc d’une remise en cause de la « République coloniale » dans le sens où les spécificités culturelles locales ne sont plus perçues dans une hiérarchie d’ordre axiologique définissant uniquement l’histoire de La Réunion par rapport au prisme métropolitain. The analysis of pedagogical documents in Reunion Island during the Third French Republic shows a change in the national acculturation process in which the small homeland sounds more important. Recognized as soon as the 19th century as a national microcosm, the Reunionese identity is nevertheless redefined after World War 1 in local history. Revisiting the relationships between the great and the small homeland, between the universal and the particular becomes a request fully assumed and justified by the war horrors. The 45 politicians and educators agree to confirm the local roots that cannot be abandoned because of a necessary national integration. Then, the demands are that the Republican culture should take more attention to individual singularities. Colonial Republic is therefore questioned as local cultural specificities are no longer seen with an axiological hierarchy defining Reunion history in terms of French views. </description>
      <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 12:07:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 10 Dec 2025 13:39:25 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Litiges entre le Mozambique et La Réunion au sujet du recrutement de travailleurs, seconde moitié du XIXe siècle</title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/888</link>
      <description>Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le Mozambique comme La Réunion traversent une période de mutation délicate qui correspond au passage de l’esclavage au travail sous contrat, c’est-à-dire l’engagisme. Malgré quelques réformes au Portugal, les recruteurs français affichent un tel mépris des lois que les autorités portugaises du Mozambique finissent par réagir violemment. La confiscation d’un navire réunionnais et l’emprisonnement de son capitaine à l’île du Mozambique prennent une ampleur si considérable en 1857 que le Portugal et la France menacent de se déclarer la guerre. En outre, à plus long terme, cet épisode entraîne un profond renouvellement de la législation française sur le recrutement en Afrique. In the second half of the 19th century, Mozambique and the Reunion Island both experienced a critical change, with the shift from slavery to coolie-trade. In spite of some reforms in Portugal, French recruiters challenge the law so impudently that the Portuguese authorities in Mozambique react violently. The seizure of a ship from the Reunion Island and the incarceration of its captain in 1857 put Portugal and France almost at war. In the long run, this incident compels France to thoroughly revamp its legislation on African coolie-trade. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 10:36:55 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 10 Dec 2025 13:38:06 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Quelle carte touristique pour La Réunion ?</title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/838</link>
      <description>L’origine de cet article procède d’une interrogation portée par le Président de la Fédération Réunionnaise du Tourisme concernant le supposé classicisme éculé de l’expression graphique attachée à la carte touristique. En restant avant tout un « objet construit et produit », la nature de la carte touristique n’est que le reflet d’une pensée développée sur cette activité à la fois par les chercheurs (en tourisme) et par les acteurs du développement local dans le cas de La Réunion. C’est donc moins dans une redéfinition de la carte touristique que se situe le fond de l’interpellation que dans celui d’une réinvention de pensée touristique. Sans éluder la question du Président de la FRT et en « jouant le jeu », nous avons accepté d’analyser le corpus des cartes touristiques de l’île dans une approche diachronique pour souligner la propriété du document cartographique à constituer une forme d’autobiographie du développement touristique de La Réunion. The origins of this article reside in a questioning by the President of the Reunion Island Federation for Tourism (Fédération Réunionnaise du Tourisme) bearing on the implied and well-hackneyed classicism of the format of the tourist map in its graphic representation. As a « constructed and produced object », the nature of the tourism map is a mere reflection of a particular thought developed around this activity by both researchers (in tourism) and by those involved in local development, in the case of Réunion. The crux of this question raised in this paper is therefore not so much the redefinition of the tourist map as the rethinking of the tourist potential. Without evading the question raised by the president of the federation, the aim here is to « play the game » by analysing a corpus of tourist maps of this Indian Ocean island through the diachronic approach, to foreground the properties of cartographic document as a form of autobiography of tourist development in La Réunion. </description>
      <pubDate>Thu, 27 Nov 2025 11:54:16 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 09 Dec 2025 08:56:36 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’esclavage peut-il être patrimonialisé ?</title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/823</link>
      <description>Alors que pendant plus de cent cinquante ans, l’île de La Réunion subit l’esclavage, pendant longtemps, ce temps fâcheux a été voué à l’oubli. Après l’arrivée de la gauche en France en 1981, la célébration de l’abolition de ce système inique d’exploitation des êtres humains par d’autres êtres humains est devenue possible. Le 150e anniversaire de cette abolition en 1998 a été célébré avec faste. La patrimonialisation de l’esclavage est aujourd’hui une nécessité, non seulement sur le plan touristique, mais aussi sur le plan identitaire. During more than 150 years, slavery exists in Reunion Island, nevertheless that unfortunate time was forgotten. After coming to power of the left in France (1981), the commemoration of the abolition that sinister system was possible. The celebration in 1998 of the hundred and fiftieth anniversary of the abolition of slavery in France was an auspicious time. The patrimonialization of slavery is now necessary, for tourism and identity. </description>
      <pubDate>Thu, 27 Nov 2025 11:45:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 09 Dec 2025 08:55:52 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Maurice Ménardeau, peintre de la marine (1897-1977). Escales dans l’océan Indien durant les années trente</title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/795</link>
      <description>L’Hôtel de Ville de Saint-Denis de La Réunion a passé commande en 1935 d’un ensemble pictural de 13 toiles au peintre de la marine Maurice Ménardeau (1897-1977). Classées à l’inventaire des monuments historique en 1996, ces toiles sont restaurées en 2013 sous le nom de « Fonds Ménardeau ». Cet artiste, déjà familier de la colonie où il séjourne dès 1932, a laissé un important patrimoine pictural sous la forme de dessins, d’aquarelles et de peintures à l’huile. Il est membre de la Société Coloniale des Artistes Français chargée de la promotion artistique de la plus grande France. À La Réunion, Ménardeau peint surtout des paysages, des aquarelles, des croquis et, pour l’Hôtel de Ville, une fresque historique de l’arrivée de Mahé de la Bourdonnais à Saint-Denis en 1735. Son travail laisse un témoignage de cette lointaine colonie française durant l’entre-deux-guerres, loin de toute complaisance exotique. In 1935, the Town Hall of Saint-Denis in Reunion Island placed an order of 13 paintings (oil on canvas) to the painter of the French Navy Maurice Ménardeau (1897-1977). These paintings, now known as Fonds Ménardeau, have been listed in 1996 by the French Historic Monument Society and duly restored in 2013. Member of the Colonial Society of French Artists devoted to the promotion of the plus Grande France, this artist already knew the island since 1932. He left a significant number of paintings, watercolors, drawings and an historical painting retracing the arrival of Mahé de la Bourdonnais in Saint-Denis in 1735. His work leaves an important artistic and cultural heritage as well as a testimony of the life and landscapes of this remote French colony during the inter-war period without exotic complacency. </description>
      <pubDate>Thu, 27 Nov 2025 11:34:50 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 09 Dec 2025 08:55:04 +0100</lastBuildDate>
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      <title>La formation des instituteurs et des institutrices à La Réunion en situation postcoloniale. La création d’une élite normalienne (1946-1968)1</title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/303</link>
      <description>La départementalisation de La Réunion en 1946 permet la mise en œuvre d’une politique de rattrapage en termes de formation et de promotion enseignante. L’École normale de Bellepierre (Saint-Denis, La Réunion) en constitue le principal levier dès sa création en 1958 dans un contexte de manque de structures dédiées à la formation hérité de la période coloniale. Cette étude focalise son attention sur les témoignages d’une génération de normaliens ayant participé activement au processus d’assimilation tout au long des années 1960. L’analyse est établie à partir d’un corpus constitué par 17 entretiens semi-directifs menés entre octobre 2018 et décembre 2020 auprès d’un échantillon de normaliens de la fin des années cinquante et des années soixante, soit la première génération d’instituteurs formés à l’École normale de Bellepierre. L’analyse de contenu met en évidence la force d’un corps de maîtres pensé comme un groupe formel qui se reconnaît de lui-même et pour une mission commune. Cette génération bénéficie d’une dynamique élitaire encore prégnante de nos jours. The departmentalization of Reunion Island in 1946 allowed for the implementation of a catch-up policy in terms of teacher training and promotion. The Bellepierre Teacher Training College (École normale, Saint-Denis, Reunion Island) was the main lever of this policy from its creation in 1958, in a context of lack of structures dedicated to training inherited from the colonial period. This study focuses on the testimonies of a generation of “normaliens” who actively participated in the assimilation process throughout the 1960s. The analysis is based on a corpus of 17 semi-structured interviews conducted between October 2018 and December 2020 with a sample of “normaliens” from the late 1950s and 1960s, i.e. the first generation of teachers trained at the École normale de Bellepierre. The content analysis highlights the strength of a body of teachers conceived as a formal group that recognises itself and a common mission. This generation benefits from an elite dynamic that is still prevalent today. </description>
      <pubDate>Thu, 21 Aug 2025 11:39:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 03 Dec 2025 11:15:27 +0100</lastBuildDate>
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