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    <title>Varia</title>
    <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/933</link>
    <category domain="https://tsingy.univ-reunion.fr/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 12:19:17 +0100</pubDate>
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      <title>Retour distancié sur Mwanza : les enseignements du docufiction, « Le cauchemar de Darwin » de H. Sauper (2004) </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/934</link>
      <description>Le documentaire « Le cauchemar de Darwin », fruit du réalisateur Hubert Sauper (2004), s’inscrit dans la veine des « docufictions » engagés récents, dénonçant les dérives d’une mondialisation libérale inique et débridée. Des commentaires passionnés et des positionnements divergents ont suivi la sortie de ce film coup de poing, lequel se déroule dans la localité de Mwanza en Tanzanie sur les berges du lac Victoria. Ils interpellent tout autant que l’œuvre elle-même. Trois domaines au moins nous paraissent passionnants à décrypter avec du recul : la mondialisation et ses corollaires, à travers le commerce de la perche du Nil ; le cinéma de docufiction critique mais subjectif ; le regard de la société civile et des experts français sur l’Afrique subsaharienne. Ce que le film sous-tend de « global » ou d’universel, à travers la dénonciation (suivie des contre argumentations) du libéralisme dans les pays en développement, serait également un témoin du positionnement ambivalent du public, des médias et des critiques français à l’égard des films relatifs à l’Afrique subsaharienne. The &quot;Darwin’s Nightmare&quot; documentary, from director Hubert Sauper (2004), is one of today’s well known astounding &quot;docufiction&quot; genre that denounces the excesses of the unbridled liberal globalization. Impassioned debates and divergent positions follow the release of this movie, which takes place in the town of Mwanza in Tanzania on the shores of the Lake Victoria. They are probably as much as interesting to study and comment than the movie itself. At least three aspects need to be deciphered: the globalization and its consequences, through the trade of the Nile perch; the docufiction movie genre, which is engaged and subjective; the gaze of the civil society and French experts on developing countries. If the &quot;Darwin’s Nightmare&quot; documentary underlies some &quot;global&quot; or universal points, it seems that it is also a witness of the ambivalent position of the public, media and French critics related to sub-Saharan African countries. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 12:22:36 +0100</pubDate>
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      <title>Dynamiques actuelles de développement dans le cirque de Mafate (La Réunion) </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/950</link>
      <description>La Réunion dispose de vastes espaces montagneux enclavés. Laissés à l’écart, ils furent longtemps perçus de manière négative : marges intérieures, espaces de misère économique et sociale. Ces dernières décennies, le développement des activités de randonnée (lato sensu), dans des paysages spectaculaires, uniques au monde, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, parachève une forme d’intégration de ces territoires. Le développement local s’appuie sur un mode de vie et de production jouant sur divers registres : aides financières diverses, polyculture et petit élevage dans le « défriché vivrier » ne suffisent plus à satisfaire les besoins croissants des habitants et des visiteurs. Leur nombre semble s’accroître et, si leur présence contribue fortement à « revitaliser » le cirque, des effets induits et pervers se font jour. Risquent-ils de conduire à des restrictions réglementaires que les Mafatais refusent par avance : les limites de ce développement seraient-elles en voie d’être déjà atteintes ? La Réunion Island contains vast enclosed mountainous spaces. Left aside, they were perceived for a long time in a negative way: internal margins, spaces of economic and social poverty. These last decades, the development of the activities of hiking (lato sensu), in spectacular, unique landscapes to the world, classified in the UNESCO world heritage, completes a shape of integration of these territories. The local development leans on a mode of life and production playing on many registers: diverse grants, mixed farming and small breeding in &quot;cultivated food-producing&quot; are not any more enough to satisfy the increasing needs of inhabitants and the visitors. Their number seems to increase. Their presence contributes strongly to revitalize Mafate. But, perverse effects are daylight. They risk to lead to statutory limitations which Mafatais refuses in advance. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 12:31:35 +0100</pubDate>
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      <title>Entre deux eaux : imaginaires des eaux saumâtres des rivages de mangrove en océan Indien (Madagascar) </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/960</link>
      <description>L’eau saumâtre des régions intertropicales est une eau dont on parle peu. Pourtant, elle est à l’origine d’un écosystème unique aujourd’hui reconnu comme un élément fondamental dans le paysage pour préserver les rivages côtiers. Notre article propose de revenir sur les origines de l’émergence d’un déni collectif à l’égard d’une eau et de son milieu, nourri par un argumentaire médical importé d’Europe à l’aube des grandes expansions coloniales, en contradiction avec l’imaginaire des peuples côtiers (de Madagascar en particulier), qui, depuis des siècles, naviguent au cœur des forêts de mangroves, et pour qui l’eau saumâtre est une eau de bienfaits, nécessaire à l’équilibre et à la protection de leur espace de vie. The brackish water found in tropical regions is rarely discussed. Yet it gives rise to a unique ecosystem that is now recognized as fundamental to the preservation of coastal landscapes. This paper proposes to revisit the origins of the emergence of a collective denial about this water and its environment. This denial arose from a medical argument imported from Europe at the dawn of the great colonial expansions, and which is in contradiction with the imaginary of coastal peoples (those from Madagascar in particular) who, for centuries, have navigated the heart of mangrove forests, and who see brackish water as both beneficial and necessary for the balance and protection of their living space. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 12:37:12 +0100</pubDate>
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      <title>1re de couverture de Tsingy n°17 </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/982</link>
      <pubDate>Mon, 01 Dec 2025 08:37:16 +0100</pubDate>
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      <title>Robert Lyall: from scottish radical to imperial british agent at the court of imerina </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/983</link>
      <description>Cet article expose l’histoire de Robert Lyall avant qu’il devienne en 1827 le deuxième agent politique de la Grande-Bretagne à la cour de la couronne merina à Madagascar. Lyall est né à Paisley en Écosse, un foyer du radicalisme. Comme on pouvait s’y attendre, il est devenu, lui-même, un militant pour la réforme du système parlementaire britannique, une tendance renforcée par ses séjours à Manchester, autre centre radical, et en Russie. En revenant à Londres en 1823, Lyall publie des ouvrages dans lesquels il critique l’absolutisme tsariste, et préconise un programme de réforme politique, ce qui le projette comme symbole du mouvement pour l’élargissement du plébiscite au moment où, en 1826, des élections ont lieu pour le parlement britannique. Si le parti libéral gagne, il est sûr d’obtenir un poste prestigieux et payant. Mais ce sont les Tories, parti de la droite, qui gardent le pouvoir, pour la quatrième fois. Désespéré, Lyall (qui à ce stade n’a aucune chance de trouver une sinécure en Grande-Bretagne) candidate par l’intermédiaire d’amis bien placés au ministère des affaires étrangères pour un poste outre-mer. James Hastie, l’agent britannique auprès de la cour merina à Madagascar vient de mourir, et Lyall est nommé pour lui succéder. De suite, il change ses couleurs politiques, et devient défenseur de la monarchie anglaise et des Tories. Dès qu’il arrive à Tananarive, il essaie sans succès de renforcer son autorité absolue sur les résidents britanniques et de promouvoir les intérêts impériaux britanniques chez le souverain merina qui refuse de reconnaitre son titre d’agent britannique et l’expulse de Madagascar. This article examines the little-known background of Robert Lyall, appointed as the second Resident British Agent to the Merina Court. It reveals that he was born in the southern Scottish city of Paisley, a political hotbed of radicalism. Unsurprisingly, he developed into a staunch supporter of political reform, a sentiment strengthened by his time in Manchester (another centre of radicalism) and Russia. When he returned to Britain from Russia in 1823, Lyall published a number of books that criticised Tsarist absolutism and advocated political reform. This projected him to the forefront of the pro-reform movement, and he was hopeful that a Liberal win in the elections of 1826 would guarantee him a prestigious and lucrative government post. His hopes were dashed when the anti-reform Tory party were returned to power with an increased majority. However, well-connected friends petitioned in his favour for an overseas post – and he was appointed to succeed James Hastie, the first British Agent to Madagascar. Thereupon, he performed a political volta-face, became a staunch defender of the English monarchy and Tory government. He further attempted unsuccessfully to enforce rigid authority over all British subjects in Madagascar and to promote British imperial policy upon the Merina crown – which refused to recognize his status and within a year expelled him from Madagascar. </description>
      <pubDate>Mon, 01 Dec 2025 10:02:23 +0100</pubDate>
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      <title>A forgotten “hybrid” art: the carved bed panels of nineteenth-century imerina </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1006</link>
      <description>De nos jours, la gravure sur bois des Zafimaniry, des Sakalava et des Mahafale sont les plus connues des traditions artistiques de Madagascar. Ce sont aussi les mieux diffusées que ce soit dans le pays ou à l’extérieur. Il n’en allait pas de même dans les années avant 1950. Les spécialistes et les amateurs d’alors admiraient une sorte de gravures bien différente : les « bois de lit » merina. Depuis cette époque, ces panneaux de bois gravés, parfois sculptés en bas-relief, ont largement cessé d’attirer l’attention. Le propos, modeste, de cet article est d’une part de raviver l’intérêt pour l’art ancien du bois en Imerina, et d’autre part de rediscuter les interprétations qui avaient été proposées alors de l’iconographie (assez surprenante) de ces œuvres. Les auteurs de l’époque coloniale croyaient pouvoir identifier facilement leurs thèmes, leurs personnages, et aussi leurs origines. Un examen de la bibliographie, des objets conservés, et des textes historiques qui s’y rapportent nous amènent à mettre en garde contre les hypothèses un peu rapides qui avaient été émises sur leurs datations, l’identification de leurs motifs, et leurs significations. Ce qu’on peut retenir sans craindre de se tromper est que la tradition des « bois de lits » gravés, développée dans le courant du XIXe siècle, a été associée aux changements rapides que connaissaient alors l’habitat et le mobilier, à des marques de statut social nouvelles, et aussi à une tendance générale vers l’adoption d’un style esthétique plus réaliste. Today, the woodcarving of the Zafimaniry, Sakalava and Mahafale is the best known and most widely visible of Madagascar’s traditions. But, before 1950, connoisseurs admired as well another kind of carving: the wooden bed panels of the Merina. Since that time, these panels have been largely lost from view. The modest objective of this article is to renew interest in historic Merina woodwork, and revisit earlier speculations concerning the inspiration for their intriguing iconography. Although early authors confidently identified the scenes and figures and origins of the bed panels, following our review of the literature and a study of the known examples and historic texts, we caution against prematurely dating pieces, identifying motifs, or ascribing them meaning. What can be safely said is the tradition of carved Merina bed panels flowered in the nineteenth century, tied to rapid changes in domestic interiors and furnishings, to changing markers of status, and to a general shift toward realism in Malagasy arts. </description>
      <pubDate>Mon, 01 Dec 2025 10:10:29 +0100</pubDate>
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      <title>Entre droit communal, anthropologie physique et archéologie : le parcours de l’administrateur Robert David à Madagascar </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1007</link>
      <description>Le présent article se penche sur trois thèmes mis en évidence par la carrière et les archives de l’administrateur des colonies Robert David, en poste à Madagascar sur deux décennies, de 1934 à 1954. Le premier concerne la réforme de l’organisation des collectivités malgaches, initiée pendant la période de Vichy (1940-1942 à Madagascar), puis mise en place dans l’après-guerre. Le second porte sur l’anthropologie raciale. Enfin, le troisième concerne un mystère archéologique encourant d’imposantes inscriptions rupestres dans la région de Fianarantsoa. Outre la weltanschauung d’un administrateur aux intérêts pluriels, cette analyse révèle des réseaux et des continuités insoupçonnées. This article explores three themes revealed by the career and archives of a colonial administrator named Robert David, posted in Madagascar over two decades, from 1934 to 1954. The first concerns reform projects for Malagasy town structures, initiated under the Vichy regime (which in Madagascar ran from 1940 to 1942), then implemented in the postwar. The second involves racial anthropology. Finally, the third revolves around an archeological mystery involving imposing cliff markings in the region of Fianarantsoa. Besides shedding light on the weltanschauung of an administrator with multiple interests, this study reveals unexpected networks and continuities. </description>
      <pubDate>Mon, 01 Dec 2025 10:15:23 +0100</pubDate>
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      <title>Raymond Decugis, compagnon de la libération </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1115</link>
      <description>Haut fonctionnaire sous Vichy, Raymond Decugis sera couvert d’honneurs à titre posthume pour avoir été la seule victime tuée en participant au ralliement de La Réunion à la France Libre, le 28 novembre 1942. Son engagement et les circonstances de sa mort sont restés assez peu connus. Quoiqu’il ait été élevé à la dignité de Compagnon de la Libération (le plus rare et prestigieux des titres militaires) son action n’eut en réalité aucun impact sur le déroulement des évènements dans l’île. Son importance est peut-être à chercher ailleurs, dans la volonté pour De Gaulle d’affirmer la légitimité de la France combattante et d’asseoir le mythe de l’insurrection nationale. Raymond Decugis, a high-ranking civil servant under the Vichy regime will posthumously be covered with honours for being the only victim to have been killed when Reunion Island joined Free France on November 28 1942. The circumstances of his joining the movement and of his death remain unclear to this day. Although he was promoted “Compagnon de la Liberation”, the rarest and most prestigious french military distinction, his actions had actually no impact on the events that took place in the island. The significance of his action may lie elsewhere, namely in General De Gaulle’s desire to assert the legitimacy of fighting France and to sit the myth of the french national uprising. </description>
      <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 12:12:27 +0100</pubDate>
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      <title>Les insurgés face aux militaires dans le district d’Andevoranto/Brickaville à Madagascar (1947-1948) </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1122</link>
      <description>Cette contribution se propose d’étudier l’insurrection de 1947 sur une partie de la côte centre-est (district d’Andovoranto-Brickaville) en retraçant la chronologie et les caractéristiques du mouvement et en essayant d’en dégager les enjeux au niveau local. L’analyse de la répression de la « rébellion » par les forces coloniales, principalement d’origine marocaine, laisse apparaître ses faiblesses, tout en montrant son aspect éclaté. Les méthodes de pacification et de reconquête menée par les autorités françaises font de 1947 la dernière campagne militaire coloniale à Madagascar. La contribution fait ressortir les logiques de violence inhérentes au contexte colonial. This paper aims to study the 1947 anticolonial insurrection on a part of the central eastern coast of Madagascar (district of Andovoranto-Brickaville) by relating the movement chronology and main features and by drawing what is at stake on local level. The repression of the uprising by the colonial forces, mainly made up of Moroccan soldiers, shows its weaknesses and broken up features. The pacificatory measures led by French authorities make 1947 as the last colonial military campaign in Madagascar. The paper draws the nature of violence in the colonial context. </description>
      <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 12:13:25 +0100</pubDate>
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      <title>PDF du n°17 de Tsingy </title>
      <link>https://tsingy.univ-reunion.fr/1130</link>
      <pubDate>Tue, 09 Dec 2025 11:31:02 +0100</pubDate>
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