Sur la route de la Chine : le luxe au quotidien dans les assemblages céramiques du XVIIIe siècle à La Réunion

DOI : 10.61736/tsingy.1376

Résumés

Les fouilles archéologiques menées depuis une dizaine d’années à La Réunion ont permis de mettre au jour différentes occupations tant urbaines, dans les principales villes de l’Île, Saint-Paul, Saint-Denis et Saint-Pierre que dans les campagnes, au sein d’anciens domaines fonciers et dans des propriétés industrielles. Les restes de vaisselles en céramiques y sont abondants, datés selon les sites des XVIIIe et XIXe siècles. L’identification des récipients, leurs usages, mais aussi leurs lieux de fabrication sont autant de renseignements fournis par l’étude de ce mobilier. Dans la plupart des assemblages, les céramiques sont importées majoritairement de France, conformément aux règles commerciales qui obligent les colonies à être approvisionnées par la métropole (L’Exclusif), les productions locales ayant une faible place. Des céramiques européennes, fabriquées en Allemagne, en Hollande, en Angleterre sont cependant présentes, et on les retrouve aussi dans les Antilles et en Guyane françaises. Mais c’est la part importante faite aux céramiques de Chine, en particulier ses porcelaines, qui constitue une spécificité de La Réunion par rapport à la métropole et aux autres colonies françaises. Le but de cet article est de mettre en évidence ce fait qui s’explique par la position stratégique et politique de l’île sur la route commerciale de la Chine vers les ports atlantiques de Brest et de Port-Louis à côté de Lorient.

Archaeological digs carried out over the last ten years or so on Réunion have uncovered a range of urban settlements in the island’s main towns, Saint-Paul, Saint-Denis and Saint-Pierre, as well as rural settlements on former landed estates and industrial estates. Remains of ceramic vessels are abundant, dating from the eighteenth and nineteenth centuries depending on the site. The identification of the vessels, their uses, and also where they were made, are all information provided by the study of this material. In most of the assemblages, the ceramics were imported mainly from France, in accordance with the trade rules that obliged the colonies to be supplied by the metropolis (L’Exclusif), local products have a small place. European ceramics, however, made in Germany, Holland and England, were also present in the French West Indies and French Guiana. However, it is the high proportion of Chinese ceramics, particularly porcelain, that sets La Réunion apart from metropolitan France and the other French colonies. The aim of this article is to highlight this fact, which can be explained by the island’s strategic and political position on the trade route from China to the Atlantic ports of Brest and Port-Louis, near Lorient.

Plan

Texte

Introduction : la porcelaine chinoise, une céramique de choix

La porcelaine est un produit cérame obtenu par la fusion à haute température d’une argile riche en kaolin. Les récipients ont des parois blanches ou légèrement bleutées, fines et translucides. Les premières pièces en porcelaine, à décor en bleu et blanc furent produites dans les fours impériaux de Jingdezhen, en Chine du Centre-sud, dans la province du Jiangxi, vers 1325, grâce à l’introduction du minerai de cobalt venant de Perse qui permet la réalisation de décor en bleu sur un fond blanc1.

En Europe, cette vaisselle arrive seulement à partir le milieu du XVe siècle. Il s’agit de pièces exceptionnelles, des cadeaux que l’on s’offre entre princes2. Les Portugais, formidables navigateurs et commerçants, maîtrisent la route des Indes comme l’atteste la riche cargaison de porcelaines retrouvée dans l’épave du San Diego3, ou encore, la « Salle des porcelaines » du palais de Santos à Lisbonne4, ou figurent les premières porcelaines du début du XVIIe siècle. Avant eux, les Philippins commerçaient déjà avec la Chine, comme en témoigne l’importante cargaison de porcelaines en bleu et blanc de Jingdenzhen, de Loncquan et du Guandong retrouvée dans l’épave de la jonque Lena coulée dans la première moitié du XVe siècle5. Deux navires de la VOC6 ont coulé en 1615 au sud de Port-Louis (île Maurice) avec leur chargement d’assiettes, de tasses et bouteilles en bleu et blanc7. D’autres cargaisons de navires ont été retrouvées en mer de Chine et dans l’océan Indien, comme récemment au large de Madagascar8.

À partir du début XVIIe siècle, les marins hollandais connaissent les routes maritimes et en 1602, ils créent une compagnie commerciale, à l’instar des Anglais qui en créent une deux ans plus tôt, visant un commerce régulier entre Amsterdam et la Chine. La France a pris du retard sur ce terrain. La Compagnie française des Indes orientales est créée par Colbert seulement en 1664. Pourtant les élites, à commencer par le roi et les princes, recherchent cette céramique. En 1622, une boutique vendant des porcelaines chinoises est même installée dans la galerie du Louvre9. Désormais accessible à tous, grâce au commerce maritime des compagnies des Indes Orientales, elle coûte cependant très cher.

À Paris, les fouilles du quartier du Louvre ont livré peu de récipients en porcelaine chinoise10. Un seul date du XVIIe siècle, la latrine de l’hôtel Du Petit Beringhen, comblée avant 1669, ou sept exceptionnels récipients dont six assiettes et une bouteille carrée à décor en bleu et blanc de l’époque Wan Li (1570-1620) ont été mis au jour11. Certains gardaient la trace d’un sertissage de métal, c’était donc des pièces de montre. Les autres porcelaines proviennent de contextes datés du milieu-seconde moitié du XVIIIe siècle : la partie supérieure d’un grand vase Gu daté des années 1640, a été trouvée dans la latrine de Léonard Bourgeois, concierge de la Surintendance des bâtiments à Versailles et dans les latrines de la maison de Jules Robert de Cotte, architecte de première classe, entrepreneur des bâtiments du Roi, 24 récipients étaient en porcelaine chinoise (dont 60 % à décor bleu et blanc, 33 % à décor polychrome, et un à décor famille rose). Ces récipients datent du XVIIIe siècle sauf un bol, deux coupes et un gobelet en bleu et blanc qui étaient nettement plus anciens, de la période Kangxi, 1680-169012. Ils témoignent du fait que les porcelaines chinoises étaient bien souvent des pièces de collection, conservées au sein des familles, ce qui explique leur rareté dans les contextes archéologiques, et de nos jours, de leur abondance dans les collections muséales européennes. À Versailles, le mobilier retrouvé dans le comblement de cave de la maison du paumier du Roi Louis XIII, daté des années 1670-1680, n’a livré que de la vaisselle de table en faïence de Rouen, de Delft, de Moustiers13 et ce n’est que dans la construction du Grand Commun, fondé en 1682 qu’un fragment de bol en porcelaine bleu et blanc a été trouvé. Quatre fragments (soucoupe bleu et blanc, assiette imari rouge bleu et or, assiette de type batavian, coupe à décor en fleur bleue et filet or) proviennent des occupations du XVIIIe siècle du Grand commun14.

En Île de France, sur une dizaine de contextes urbains et ruraux des XVIIe et XVIIIe siècles, la porcelaine n’est présente qu’exceptionnellement avant le milieu du XVIIIe siècle15. En Provence, cette vaisselle est très rare au XVIIe siècle, seulement deux tessons en contexte archéologique à Marseille16. Les mentions dans les sources textuelles sont rares : « quatre platz, deux écuelles posselane des Indes à Saint-Tropez dans un inventaire de 160117, « quelques pourceleines quy garnicent la garderobe » à Grasse, ville épiscopale dans un acte de 169018, « une petite taxe [tasse] de pourcellaine » chez le baron de Beaujeu à Arles, en 169719.

Au XVIIIe siècle, la porcelaine devient plus fréquente tout en restant un produit de luxe. En île de France et à Paris, la porcelaine chinoise devient récurrente après le milieu du siècle, encore que quantitativement les effectifs soient faibles20. Les inventaires après décès parisiens montrent que les plus riches acquièrent volontiers des services de table, des vases pour leur intérieur, surtout dans les années 1740, quand l’orientalisme est à son apogée21. À Marseille, la porcelaine chinoise apparaît désormais aussi plus régulièrement dans les inventaires mais de personnes fortunées22. Les récipients sont nombreux et variés tant pour les services à collation que de table (assiettes, saladiers, compotiers, pots à eau, salières, pots à punch) et pour les pièces décoratives (statuettes, vases). Chez les châtelains des Alpes de Haute Provence, seuls les plus fortunés d’entre eux détenaient quelques tasses et coupes en porcelaine chinoise23.

Dans les assemblages archéologiques des Antilles françaises, la porcelaine chinoise est attestée chez les riches propriétaires terriens. Par exemple, en Martinique, l’habitation château Perrinelle (ancienne demeure des Jésuites), la plus riche de l’île, de la porcelaine chinoise a été retrouvée dans les niveaux de la fin XVIIe -XVIIIe siècle24. Sur d’autres grosses habitations comme celle de la Caravelle, dite château Dubuc25, ou sur d’autres plus petites comme celles de Maupéou26, ou de O’Mullane27 mais aussi sur les sites urbains comme celui de la cour d’appel à Fort-de-France28, tous datés de la seconde moitié du XVIIIe siècle, ce ne sont que quelques fragments, souvent moins d’une dizaine qui sont retrouvés. En Guadeloupe, la situation est identique, l’un des sites d’habitations fouillé les plus anciens (milieu XVIIe siècle au début du XVIIIe siècle), riche par ailleurs en faïences européennes, n’en a livré qu’un fragment29. Cette céramique est attestée sur plusieurs habitations du XVIIIe siècle30 et aussi dans une riche maison urbaine31. En Guyane, la plupart des habitations fouillées en ont livré, dans des contextes de la fin du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle32. Dans les colonies nord-américaines, comme Québec, la porcelaine chinoise est présente dans de nombreux contextes du XVIIIe siècle33. On la trouve aussi sur des sites du début du siècle telle la colonie française La Mobile fondée en 1704 (Old Mobile en Alabama)34. Il s’agit toujours de quelques fragments/récipients par contextes. Rien à voir donc avec les assemblages de La Réunion. Ce qui ne traduit pas évidemment un statut social moindre aux colons des îles d’Amérique, simplement l’approvisionnement n’est pas le même.

Si le chargement des épaves35, tout comme les inventaires après décès attestent de l’importance du commerce des porcelaines vers l’Europe, les données récentes de l’archéologie préventive, que ce soit pour la métropole et pour les colonies françaises des Amériques (Guadeloupe, Martinique, Guyane), témoignent du caractère exceptionnel de ces découvertes dans les assemblages du XVIIe siècle et de leur relative rareté dans ceux du XVIIIe siècle.

L’île Bourbon, sur la route de la Chine

Les assemblages réunionnais offrent une tout autre image. Les fouilles récentes menées sur l’île de La Réunion, ancienne Île Bourbon, concernent les occupations des XVIIIe siècle et XIXe siècle. Au XVIIe siècle, l’île est quasi inoccupée. En 1684, elle ne compte que 314 habitants puis 734 en 1702, dont une partie d’esclaves. Les premières familles de colons viennent s’installer pour y fonder, avec une main-d’œuvre servile de plus en plus importante, des domaines fonciers pour cultiver le café. Ces domaines seront, dès le milieu du siècle, concentrés au sein de quelques familles de gros propriétaires. En 1735, La Réunion a une population composée de 1716 colons et de 6573 esclaves, chiffre à peine plus élevé à la fin du siècle pour les premiers (9211) tandis que celui des esclaves a explosé (42588)36.

Fig. 1 : Histogramme de distribution des productions céramiques des quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

Fig. 1 : Histogramme de distribution des productions céramiques des quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

(Tableau F. Ravoire, Inrap)

Fig. 2 : Histogramme de distribution des récipients en porcelaine chinoise dans les quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, Fs 1426, Fs 1474) du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

Fig. 2 : Histogramme de distribution des récipients en porcelaine chinoise dans les quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, Fs 1426, Fs 1474) du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

(Tableau F. Ravoire, Inrap)

Trois sites se révèlent particulièrement riches en restes de vaisselle en porcelaine de Chine, deux concernent la ville de Saint-Paul, premier site d’installation des premiers colons et l’autre, la ville de Saint-Denis. Mis à part le site de la Route des Premiers français qui semble occupé dès la première moitié du XVIIIe siècle, les autres datent de la deuxième moitié du XVIIIe et les premières décennies du XIXe siècle, une période de prospérité pour les colons installés sur l’île.

Le site de Saint-Paul Entrée Est 3 Lot 3, fouillé par Nicolas Biwer (Inrap) en 2019, est le site réunionnais qui a livré la plus grande quantité de vaisselles en porcelaine chinoise37. Il s’agit essentiellement de porcelaine fine de Jingdezhen et de quelques bols en porcelaine plus épaisse originaires d’autres centres potiers secondaires. Cette céramique représente près des deux tiers des fragments quantifiés sur le site. 1060 récipients (pour 2478 fragments) ont été recensés mais seuls 10 % ont pu être reconstitués. Ce sont pour l’essentiel des productions en bleu et blanc de la fin du XVIIIe siècle [Fig. 4, 5].

L’hypothèse actuellement admise serait que cette abondante vaisselle en porcelaine, proviendrait d’un festin qui se serait déroulé dans les années révolutionnaires 1790, comme le suggère une assiette en faïence de Nevers à la couronne ailée. Verres et bouteilles en verre retrouvés en quantité également, confortent cette hypothèse. La présence de faïence fine anglaise produite dans le Staffordshire de type creamware fourni comme terminus ante quem les années 1760, période où fut mise au point cette céramique par J. Wedgwood.

La présence de faïence fine avec décor bleu (pearlware et china glaze), produite à partir des années 1775 est un autre élément important. Ces céramiques sont en vogue en Angleterre mais aussi en Amérique et dans les Antilles françaises, en particulier les décors moulés shell edge, dans les années 1790-1800. Sur ce site le décor en bleu et blanc domine, mais quelques fragments d’assiettes de la famille rose et de tasses en Imari chinois ainsi qu’une assiette en blanc à filet doré.

Quelques fragments d’imari polychrome du plein XVIIIe siècle [Fig. 6], des services à collations polychromes de la fin du XVIIIe siècle [Fig. 7], quelques porcelaines blanches [Fig. 8] complètent cet assemblage, qui a l’avantage de présenter des pièces relativement bien conservées (après un travail de recollage). Les récipients ayant été jetés cassés principalement dans quatre fosses poubelles situées derrière le bâtiment principal [Fig. 1].

Le site de Saint-Paul, Route des Premiers Français fouillé par Thierry Cornec en 2018 a livré une grande quantité de porcelaine chinoise (884 NR), 160 récipients ont été dénombrés38. Dans cette collection, constituée de récipients très fragmentaires comme c’est souvent le cas en contexte archéologique, la part des porcelaines à décor polychrome est très importante par rapport à d’autres sites.

Les imari chinois, en bleu et rouge de fer posé sur la couverte avec et sans rehaut or, mais aussi en rouge de fer seul, comptent respectivement 13 et 10 récipients39. Des pièces en imari rose à réhaut sur couverte d’émail vert sont également nombreuses (24 récipients) [Fig. 6]. Ils ont été datés de la première moitié du XVIIIe siècle40. C’est également le cas des 12 tasses et bols, à décor Batavia ou capucin, c’est-à-dire avec du marron entrant dans la composition du décor ou posé au revers des pièces datées de la seconde moitié du XVIIIe siècle41. Ces céramiques, sans être des pièces exceptionnelles, ont néanmoins une plus forte valeur ajoutée que les services en bleu et blanc, qui dominent cependant l’assemblage. L’étude précise des motifs figurant sur ces pièces, avec notamment la présence d’un rare décor au motif de bambou et raisin, montre que beaucoup de ces porcelaines ont été produites entre le premier et le second tiers du XVIIIe siècle42. Le reste du mobilier du site est riche en céramique d’importation des XVIIIe et XIXe siècles.

Le site de Saint-Denis, 119 rue Châtel fouillé par Wandel Migeon a livré de très nombreux récipients jetés dans une grande fosse dépotoir d’une propriété de la ville. 946 récipients ont été recensés sur le site (pour 2466 fragments dont 1694 pour la seule grosse fosse dépotoir)43. Comme sur le site de Saint-Paul, Route des Premiers Français, la porcelaine chinoise polychrome est bien représentée, 151 fragments à émail rose (41 récipients estimés : des plats, assiettes, bols, soucoupes), huit à émail vert (famille verte) dont deux bols, dix fragments de bols et d’assiettes en imari chinois en bleu et rouge et enfin quelques fragments sont à décor rouge44. Les porcelaines dans le style Batavian sont aussi présentes avec 29 récipients dénombrés (des tasses et des bols)45. Les décors en blanc et bleu dominent et classiquement, sont composés de motifs floraux comparables à ceux des assiettes de Saint-Paul Entrée Est Lot 3 [Fig. 4] mais aussi de décor de chinoiserie (décor au saule pleureur, à la pagode, ou encore « Pavillon Lanscape) (331 fragments). Ce sont des tasses [Fig. 5-1], des assiettes et des plats. Le motif raisin et bambou identifié à Saint-Paul Route des Premiers Français a été reconnu sur 29 restes d’assiettes. Quelques fragments de décor de filet brun dits à l’encre de chine ont aussi été observés. Ce riche assemblage de porcelaine chinoise, datable globalement de la fin du XVIIIe siècle, même si certaines porcelaines sont plus anciennes comme les décors de la famille verte ou rose, témoigne bien des goûts des habitants de Saint-Denis à cette époque.

Fig. 3 : Répertoire des formes principales en porcelaine chinoise fine du site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle, n° 1, tasse, n° 2, soucoupe, n° 3-4, assiettes circulaires, n° 5-6, plateaux, n° 7, plat ovale à couvercle

Fig. 3 : Répertoire des formes principales en porcelaine chinoise fine du site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle, n° 1, tasse, n° 2, soucoupe, n° 3-4, assiettes circulaires, n° 5-6, plateaux, n° 7, plat ovale à couvercle

(Dessins et DAO Melissa Baffert, planche Fabienne Ravoire) (DAO M. Baffert et F. Ravoire, Inrap)

Fig. 4 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, n° 1, série d’assiettes à décor de bouquets floraux, n° 2, bol à décor floral, revers capucin, n° 3 ; plat à décor de pivoines, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 4, couvercle de pot, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

Fig. 4 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, n° 1, série d’assiettes à décor de bouquets floraux, n° 2, bol à décor floral, revers capucin, n° 3 ; plat à décor de pivoines, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 4, couvercle de pot, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

(Photos J. Goderon, DAO F. Ravoire, Inrap)

Fig. 5 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, décor de chinoiseries (pagode et saule pleureur), n° 1-2, tasses à café, décor de chinoiserie, site de Saint-Denis, rue Châtel, fin du XVIIIe siècle et site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 3-4, plateaux, n° 5, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 6, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

Fig. 5 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, décor de chinoiseries (pagode et saule pleureur), n° 1-2, tasses à café, décor de chinoiserie, site de Saint-Denis, rue Châtel, fin du XVIIIe siècle et site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 3-4, plateaux, n° 5, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 6, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

(photo E. Bailly, Inrap, n° 1 ; photos H. Civalleri, Inrap, n° 3-5 ; photos J. Goderon, n° 2, n° 6 ; DAO F. Ravoire, Inrap)

Fig. 6 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-3, tasse à café et assiettes, décor de la famille rose, site de Saint-Paul route des Premiers français, première moitié du XVIIIe siècle ; n° 4, fragment de plat, site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 5 tasse, n° 6 soucoupe en porcelaine à décor d’Imari chinois, site de Saint-Paul Entrée Est

Fig. 6 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-3, tasse à café et assiettes, décor de la famille rose, site de Saint-Paul route des Premiers français, première moitié du XVIIIe siècle ; n° 4, fragment de plat, site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 5 tasse, n° 6 soucoupe en porcelaine à décor d’Imari chinois, site de Saint-Paul Entrée Est

(Photos M. Legros, n° 1-3, photos J. Goderon, n° 4-6, DAO F. Ravoire, Inrap)

Fig. 7 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-4, tasses à café, n° 5 soucoupe, décor en vert et rouge, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

Fig. 7 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-4, tasses à café, n° 5 soucoupe, décor en vert et rouge, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

(Photos H. Civalleri, DAO F. Ravoire, Inrap)

La présence de porcelaine chinoise n’est pas surprenante dans l’équipement des riches propriétaires de Saint-Paul, et Saint-Denis, on l’a vu plus haut. Ce goût des élites pour la porcelaine est propre aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette forte proportion de fragments sur ces trois sites, s’explique par la qualité des propriétaires qui ont les moyens de s’offrir des services entiers. Mais c’est aussi parce qu’ils ont à leur disposition les magasins de la Compagnie pour acheter, certainement à moindre coût qu’en métropole, des services de porcelaine produits en Chine pour les Européens, vendus sur les comptoirs de Canton. En effet, de 1664 à 1767, l’île est administrée par la Compagnie des Indes Orientales. Cette compagnie fondée par l’intendant du Roi Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, a pour objet l’approvisionnement en épices et soieries du marché français. À partir des années 1700, La Réunion est considérée comme une escale sûre sur la route des Indes pour les bateaux qui partaient depuis la France, des ports de Bordeaux, Nantes, Lorient, jusqu’au port de Canton. L’approvisionnement en porcelaine passe par l’Île de France. « En 1731, le Conseil supérieur écrit avoir reçu un petit assortiment de marchandises de la Chine tout en précisant que la colonie était totalement dépourvue de thé et de porcelaine. Un tiers est envoyé à l’Île-de-France »46.

L’analyse des inventaires après décès des populations réunionnaises pour la période allant de 1715 à 1789 atteste des conditions de vie privilégiées des élites de la colonie47. La vaisselle en porcelaine est fortement présente dans les inventaires pour les plats et assiettes48. Sur 9375 assiettes recensées, 72 % sont en porcelaine, ce qui est considérable, 12,7 % sont en faïence et 15,3 % sont en étain49. Ces chiffres sont en totale adéquation avec les données archéologiques observées notamment pour le site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3 [Fig. 1]. Les assiettes étaient vendues à la douzaine et c’est donc par multiple de 12 qu’en général elles sont prisées par les notaires (24, 48, 64…)50. Dans les inventaires, cette vaisselle semble présente dans toutes les catégories sociales (du moins celles qui ont suffisamment de biens pour faire appel à un notaire), contrairement à la vaisselle d’argent qui est tout de même présente dans 70 % des 252 ménages étudiés51, ce qui est considérable et tout à fait singulier. Par exemple, en Provence, dans les inventaires de châtelains des Hautes-Alpes, seuls deux, les plus riches, détenaient de la vaisselle en argent, les autres utilisant de l’étain52. La présence de ces pièces d’argenterie revêt un caractère sans doute plus ostentatoire et patrimonial que pratique53. Cela fait écho avec l’usage très marqué sur l’île, de vaisselle en porcelaine. Un acte relatif à un greffier et garde-magasin de Saint-Paul, indique que ce dernier conservait quinze pièces de porcelaine appartenant à Desforges, gouverneur des îles de France et de Bourbon54. Un habitant de Saint-Paul qui possédait 109 esclaves et une succession d’une valeur de 70000 livres ne détenait pas moins de « 140 assiettes dont 16 à soupes, 11 compotiers, 11 saladiers, 15 plats de différentes grandeurs, un plat à soupe, 2 autres petits plats creux, 14 bolles de différentes grandeurs, 3 pots à eau, une cuvette, une gargoulette, 4 sucriers, 2 théières et un pot de chambre, un plat à barbe, 28 gobelets et leurs soucoupes, 3 beurriers et une autre théière, le tout de pourcelaine »55 (pour une valeur de 100 livres) mais aussi 3 pots à fleurs de porcelaine (3 livres 12 sous). Cet inventaire démontre la part vraiment importante de la porcelaine chinoise chez les habitants quelque peu fortunés de l’île au XVIIIe siècle.

Fig. 8 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise blanche, n° 1 coupe à filet doré ; n° 2, salière à décor rouge et vert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

Fig. 8 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise blanche, n° 1 coupe à filet doré ; n° 2, salière à décor rouge et vert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

(Photos J. Goderon, DAO F. Ravoire, Inrap)

Les formes identifiées sur les sites du XVIIIe siècle sont essentiellement des récipients de table et des récipients pour la collation, c’est-à-dire la dégustation du thé et du café. L’assemblage des quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle du site de Saint-Paul, montre bien ce fait [Fig. 2 et 3]. Dans cette opulence de vaisselle en porcelaine chinoise, on trouve aussi des couverts à manche en porcelaine et des récipients d’hygiène, bidet et pot de chambre56. Sur le site de Saint-Paul, un fragment de pot de chambre a été retrouvé, mais ces récipients sont assez rares. Pot d’aisance protégé par un cannage d’osier et bidet dans sa caisse en bois, en porcelaine bleu et blanc du XIXe siècle, font partis des collections du musée historique de Villèle57.

Dans les inventaires après décès, seules 54 % des successions ne possèdent ni pots de chambre, ni bidets ni urinoirs58.

Le goût de l’exotisme chez les élites réunionnaises au travers de leur vaisselle de table

Quelles sortes porcelaines à La Réunion au XVIIIe siècle ? Dans les inventaires après décès, la porcelaine est prisée de différentes manières, elle est dite grosse, fine, de couleurs, bleue, dorée, commune, de Chine. La valeur de la livre de porcelaine est de 10 à 15 sous59.

Les récipients en porcelaine bleu et blanc

Le service bleu et blanc est le plus répandu à La Réunion comme partout ailleurs dans le monde. Les premières pièces produites aux XVe et XVIe siècles étaient à décor bleu et blanc. Il se caractérise par l’utilisation d’une seule couleur, le bleu de cobalt, déclinée en camaïeu. L’oxyde de cobalt est posé à cru, c’est-à-dire avant la cuisson. Une fois décoré, un émail transparent, la couverte, le couvre ce qui donne une finition brillante à la porcelaine. La pièce est cuite à grand feu (1400° environ), la paroi est ainsi vitrifiée. Très clairement les porcelaines retrouvées en fouilles à La Réunion sont à 90 % en bleu et blanc.

Les décors sont d’inspiration chinoise, plus rarement européenne et très largement naturaliste (rocher, branches, fleurs). Les bordures qui permettent d’encadrer le décor central, ou le décor figurant sur les ailes sont des petits motifs ornementaux, tels des losanges60, des fleurons dits « fers de lance » et des croisillons. À Saint-Paul, le service de table de la fin du XVIIIe siècle est composé de nombreuses assiettes circulaires à talon, à décor de fleurs et de rameaux de prunus [Fig. 4-1].

À la fin du siècle et au siècle suivant, les bordures de croisillons bleus sont plus larges et colorées en bleu sombre (style de Canton ou de Nankin)61. Dans les inventaires, la porcelaine commune de Batavia (c’est-à-dire avec une surface externe marron) [Fig. 4-2] est d’un coût bien supérieur à celui de la faïence commune européenne62.

L’intégralité d’un fond de plat est peinte d’un décor de pivoines, d’un beau bleu soutenu [Fig. 4-3]. Il s’agit d’une pièce de qualité, sans doute un grand plat de service.

Le décor de chinoiserie au saule pleureur est très en vogue à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. À Saint-Paul, plusieurs plateaux de service à café [Fig. 5-3,4] et des plats creux ovales à couvercle portent ce décor [Fig. 5-5,6] qui va être copié par les fabricants anglais de faïence fine à la même époque, puis durant tout le XIXe siècle, par les manufacturiers européens. Des plateaux à décor au saule, plus tardifs cependant que ceux mis au jour à Saint-Paul Entrée Est, font partie des collections du musée historique de Villèle63.

Les récipients de table en porcelaine de couleurs (polychrome)

Les récipients de table en Imari chinois

Le décor floral en bleu, rouge, dit « imari japonais et chinois » se caractérise par un décor utilisant trois couleurs : le bleu de cobalt posé sous couverte, le rouge de fer et l’or posés sur couverte. Le nom « Imari » est celui du port de l’île de Kyûshû au Japon64 d’où elle était exportée du XVIIe siècle par les Hollandais, qui ont le monopole du commerce avec le Japon. La Chine se mit ensuite à produire des pièces inspirées de ces porcelaines japonaises : les Imari chinois, qui étaient moins chers.

Ce sont ces céramiques que l’on retrouve dans les assemblages de La Réunion [Fig. 6-4,5]. Des assiettes à décor bleu et orange, dans le style Imari font partie des collections du musée historique de Villèle65.

Des pièces dans lequel le rouge et le rouge corail et l’or dominent sont aussi des copies d’Imari japonais66. Sur ces pièces la couleur verte peut être aussi utilisée. Quelques fragments de plats et de tasses ont été retrouvés sur le site de Saint-Paul, Route des Premiers Français, en contexte daté de la première moitié du XVIIIe siècle, mais aussi à Saint-Paul en contexte de la fin du XVIIIe siècle [Fig. 6-1, 2, 3].

Les récipients de table en porcelaine polychrome tardive

À la fin du XVIIIe siècle et au début XIXe siècle, les services polychromes, à rehaut sur couverte d’émaux rouge et vert foncé sont à la mode, c’est le décor à l’antique. Des guirlandes de fines fleurs en rouge vif ou foncé violacé, des feuilles vertes ornent les marlis et fonds des assiettes et des plats67, et les panses des tasses comme on le voit sur les exemplaires de Saint-Paul entrée Est Lot 3 [Fig. 7].

Des armoiries pouvaient aussi figurer sur ces pièces. Des services de cette époque font partie des collections du musée historique de Villèle68.

Tardives aussi sont les productions en porcelaine blanche, comme la coupe légèrement godronnée à décor de filet doré [Fig. 8-1] et la salière à décor d’émail rouge [Fig. 8-2], qui ont été trouvées à Saint-Paul. Ces objets témoignent du raffinement des tables des riches colons.

Boire son café dans des tasses en porcelaine

La relation entre la population réunionnaise et les plantations de café est forte69. En 1723, l’attribution du « Privilège du café » est attribuée à la Seconde Compagnie des Indes dites de Law. La culture du café se développe, au fur et à mesure que des besoins de la population de la métropole s’accroissent. En effet, si, au XVIIe siècle, les élites consomment du thé et du chocolat, ils ne se mettent au café qu’à partir du XVIIIe siècle. À partir du milieu et surtout de la fin du siècle, cette boisson tend à se répandre à toutes les strates de la société.

Les habitants de Bourbon pouvaient au XVIIIe siècle, boire du chocolat, du thé et du café dans des cantines70, réputées toutefois pour la consommation de vin. L’équipement relatif à sa préparation et à sa consommation, à savoir moulin à grains, cafetières en métal et en céramique et tasses en céramique pour sa dégustation figure dans les inventaires après décès de La Réunion71, mais aussi dans les inventaires d’objets archéologiques. Les cafetières étaient de métal ou de porcelaine comme l’attestent plusieurs exemplaires de la collection du Madoi72. Ces dernières n’allaient pas au feu évidemment mais elles étaient utilisées pour le service de la collation. Un couvercle en blanc et bleu a été trouvé dans une fosse du site de Saint-Paul Entrées Est Lot 3 [Fig. 3-4].

Le thé et le chocolat se consomment dans de large tasse73, pourvue d’une soucoupe, et le rhum dans de grands bols (à punch). Bols ou tasses qui pouvaient servir à consommer des boissons chaudes mais aussi des confitures, des fruits frais ou confits74. Pour le café, les tasses sont plus étroites, et toujours pourvue d’une anse. Sur le site de Saint-Paul, les tasses à café et leur soucoupe sont particulièrement nombreuses [Fig. 2].

Ces tasses étaient servies sur des plateaux. L’ensemble formé par les tasses, soucoupes et sucriers et plateau (ou soutien) forme ce que l’on appelle à l’époque un cabaret. Ces cabarets sont dans les inventaires de Bourbons parfois dits de Chine75, tantôt de couleur bleue (service bleu et blanc), tantôt verni (en rouge) (c’est-à-dire un service Imari ou rose). Une tasse et sa soucoupe, datées vers 1720, comparables aux fragments trouvés à Saint-Paul [Fig. 6-5,6] font partie de la collection du MADOI76.

Les Tasses et leur soucoupe à décor de rinceaux fleuris, s’inspirent du style des productions de porcelaines dures européennes, à la mode à la même période. Ces services représentent le dernier avatar d’une production céramique sur le déclin, même si, en filigrane le goût pour l’exotisme extrême-oriental se conserva jusqu’au début du XXe siècle. Les manufactures de porcelaine européenne et de faïence fine, occupant à partir du XIXe siècle, le marché de la vaisselle de table.

Conclusion

Cet article montre que les données archéologiques, corroborent les sources écrites qui attestent que les habitants de Bourbon, au XVIIIe siècle, étaient facilement approvisionnés en porcelaine chinoise de Jingdezhen, mais aussi d’autres régions productrices chinoises. Néanmoins, ces pièces étaient sans doute bon marché. Aucun exemplaire retrouvé en fouille ne porte ni signature ni armoirie de famille et les décors des pièces sont majoritairement en bleu et blanc. Les pièces à décor polychrome sont moins nombreuses. Mais si l’on regarde les collections des musées historiques de Villèle et du MADOI, force est de constater que de très belles pièces circulaient, au côté de porcelaines plus ordinaires.

La spécificité archéologique des assemblages céramiques réunionnais s’explique par le poids de la Compagnie des Indes qui régissait l’approvisionnement en vivre et en produits manufacturés des colons. La porcelaine comme les épices et les soieries, faisaient partie d’un commerce lucratif, et les habitants de l’Île Bourbon, comme ceux de l’Île-de-France, étaient aux premières loges pour bénéficier de ces produits de luxe, venant de Chine et transitant vers la France. Cette abondance témoigne du fait que certains riches colons organisaient leurs domaines avec le désir de jouir des mêmes conditions matérielles qu’en métropole, en s’attachant à maintenir un train de vie équivalent, voire supérieur, grâce aux esclaves attachés à leur service.

Les séries de porcelaines mises au jour lors des fouilles sont datées résolument de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, qui se place en Chine sous la dynastie Qing (1644-1912) et sous le règne de Qianlong (1736-1795). Elle correspond à la plus grande production et diffusion de cette vaisselle, celle où l’influence des productions européennes est la plus forte et celle aussi où la colonie se développe fortement. Quelques pièces plus anciennes, commencent à apparaître quand les contextes de découvertes, encore forts rares, sont antérieurs au milieu du siècle. Le goût pour les porcelaines chinoises se poursuit encore à La Réunion au cours du XIXe siècle, comme le montrent aussi les pièces des collections muséales77 et archéologiques.

Notes

1 Jean-Paul Desroches, Le jardin des porcelaines, catalogue de l’exposition du musée Guimet, 1er mars-30 avril 1988, Paris RMN, 1987, p. 76. Retour au texte

2 Ibid., p. 120-121. Retour au texte

3 Dominique Carré, Jean-Paul Desroches, Franck Goddio (dir.), Le San Diego : un trésor sous la mer, Paris, Association française d’action artistique-Réunion des musées nationaux, 1994, 379 p. Retour au texte

4 Claire Delery, Huei-ChungTsao (dir.), Porcelaines chinoises du palais de Santos, Paris, Lienart-Musée national des arts asiatiques Guimet, 2021, 479 p. Retour au texte

5 Franck Goddio, Monique Crick, Peter Lam, Stacey Pierson, Rosemary Scott, Trésors de porcelaines. L’étrange voyage de la jonque Lena, Londres, Periplus, 288 p. Retour au texte

6 VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie, Compagnie néerlandaise des Indes orientales). Retour au texte

7 Hélène Chollet, Thierry-Nicolas Tchakaloff, « Bleu de Chine » : porcelaine de Chine à décor bleu et blanc dans l’Océan Indien occidental XIVe-XIXe siècle, Volume II, Catalogue, Saint-Louis-La Réunion, Maison française du meuble Créole, 1997, 143 p., p. 62-79. Retour au texte

8 Jean Soulat, Yann Von Arnim, Alexandre Audard, John De Bry, Alexandre Coulaud, Réexamen du mobilier venant de l’épave d’un navire coulé par les pirates au XVIIIe siècle dans la baie d’Ambodifotatra, île Sainte-Marie, Madagascar, 2024, https://doi.org/10.4000/afriques.4694 Retour au texte

9 Jean-Paul Desroches, op. cit., p. 121. Retour au texte

10 Jacqueline Bonnet, Gilles Martin, « Porcelaine de chine à Paris, fouilles archéologiques de la cour napoléon du Grand Louvre », pp. 142-144, dans Jean-Paul Desroches (dir.), Le jardin des porcelaines, catalogue de l’exposition du musée Guimet, 1er mars-30 avril 1988, Paris RMN, 1987, 150 p. Retour au texte

11 Pierre-Jean Trombetta, « La céramique », p. 130-161, dans Geneviève Bresc-Bautier (dir.), Archéologie du Grand Louvre. Le quartier du Louvre au XVIIe siècle, catalogue d’exposition, Paris, musée du Louvre, salle de la Maquette, aile Sully, 15 mars – 31 décembre 2001, RMN (collection Les Dossiers du musée du Louvre). Retour au texte

12 Jean-Paul Desroches, op. cit., p. 135-140. Retour au texte

13 Fabienne Ravoire, « Contenants et contenus : les céramiques mises au jour dans les vestiges du jeu de paume et de la maison du paumier », Jean-Yves Dufour (dir.), Archéologie et histoire des jeux de paume en France. De Versailles à la Marseillaise (XVIe-XVIIIe siècle), CNRS Éditions, Inrap, Recherches archéologiques 26, 419 p., 2024, 978-2-271-15160-5. 〈hal-04653286〉, p. 256-276. Retour au texte

14 Fabienne Ravoire, « Le mobilier céramique », dans Jean-Yves Dufour (dir.), Versailles (Yvelines), nécropole mérovingienne et jeu de paume du roi Louis XIII : château royal, cour du Grand commun, rapport de fouille préventive. Inrap, 2013, p. 233, p. 383, fig. 305 ; p. 387, fig. 313 ; p. 393, fig. 320. Retour au texte

15 Fabienne Ravoire, « Mobilier céramique des XVIIe et XVIIIe siècles, approche sociale : l’apport des fouilles archéologiques d’Ile-de-France », dans L‘Europe en Mouvement, Medieval Europe Paris 2007, 4e Congrès International d‘Archéologie Médiévale et Moderne, Septembre 2007, Paris, Institut National d’Histoire de l’Art, Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne. Retour au texte

16 Véronique Abel, « La céramique d’usage quotidien à Marseille de 1660 à 1740 : la créativité exceptionnelle des ateliers de l’arrière-pays marseillais » et « Du début au milieu du XVIIIe siècle : le règne des productions de la vallée de l’Huveaune », dans Véronique Abel, Marc Bouiron, et Florence Parent (dir.), Fouilles à Marseille. Objets quotidiens médiévaux et modernes, Paris, édition Errance, 2014, p. 156, p. 222 (Bibliothèque d’archéologie méditerranéenne et africaine, 16). Retour au texte

17 Bernard Romagnan, « La céramique en usage en Provence orientale : les cas du port de Saint-Tropez et de la ville de Fréjus (XVIe-XIXe siècle) au travers des sources écrites », XIIth Congress AIECM3 on Medieval and Modern Period Mediterranean Ceramics (Athènes, 2018), 2021, p. 381-391. Retour au texte

18 Henri Amouric, Tony Volpe, « La céramique en usage en Provence orientale. Le cas de Grasse aux XVIe-XVIIIe siècles, au travers des sources écrites », XIIth Congress AIECM3 on Medieval and Modern Period Mediterranean Ceramics (Athènes, 2018), 2021, p. 393-404. Retour au texte

19 Henri Amouric, Florence Richez, Lucy Vallauri, Vingt mille pots sous les mers. Le commerce de la céramique en Provence et Languedoc du Xe au XIXe siècle, Catalogue de l’exposition du musée d’Istres, 27 mai – 28 novembre, Aix-en-Provence, Edisud, 1999, p. 147. Retour au texte

20 Fabienne Ravoire, « Mobilier céramique des XVIIe et XVIIIe siècles… », op. cit. Retour au texte

21 Stéphane Castellucio, Le Goût pour les porcelaines de Chine et du Japon à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles. Saint-Rémy-en-l’Eau, Monelle Hayot éditions, 2013, p. 60. Retour au texte

22 Henri Amouric et al., 1999, p. 148-153. Retour au texte

23 Nathalie Nicolas, Fabienne Ravoire, Christine Roux, « Un jambon et deux pièces de l’art (sic) », Culture et habitat en Haut-Dauphiné au XVIIIe siècle à la lumière des inventaires de mobilier de châteaux, Bulletin de la Société d’Études des Hautes-Alpes, Année 2024, p. 29-88. Retour au texte

24 Lucy Vallauri, « Habitation Perrinelle, les remblais anciens revisités », Henri Amouric (dir.), Poteries des îles françaises d’Amérique. Productions locales et importées, XVIIe-XIXe siècles, PCRI rapport d’activité 2015. 2016, p. 11-52, p. 35. Retour au texte

25 Fabienne Ravoire, « La céramique », Anne Jegouzo (dir.), L’habitation La Caravelle. Les aménagements de la zone occidentale : bâtiments, entrepôts, jardins, réseau hydraulique et chambre forte. Aspects de la vie quotidienne d’une habitation sucrerie au XVIIIe siècle, rapport de fouilles, Inrap, 2015, vol. 1, p. 167- 220 ; et vol. 2, Inventaires. Retour au texte

26 Fabienne Ravoire, « Étude de la terre cuite du XVIIIe siècle », Christine Etrich (dir.), Rivière-Salée, Habitation Maupéou, rapport de fouilles, Inrap, 2019, p. 96-115, p. 100-101. Retour au texte

27 Fabienne Ravoire, « La céramique », Christine Etrich (dir.), Le Diamand, Un quartier servile de l’habitation O’Mullane de la fin du XVIIIe siècle, rapport de fouilles, Inrap, 2023, vol. 2, p. 11-78, p. 12. Retour au texte

28 Fabienne Ravoire, « Vaisselle en terre cuite dans un quartier de Fort-de-France entre 1720 et 1820 », Emmanuel Moizan (dir.), Fort-de-France, rue Victor Schœlcher, cour d’appel, rapport de fouille, Inrap, 2020, p. 176-212, p. 195, 208. Retour au texte

29 Fabrice Casagrande, « La céramique », dans Fabrice Casagrande, Saint-Claude, Belost, La Diotte, rapport d’opération fouilles, Inrap, 2018, pp. 41-49, p. 54. Retour au texte

30 Fabienne Ravoire, « Les ensembles céramiques du début du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle », Nathalie Serrand (dir.), Port-Louis, Route de la Pietà, Éléments des quartiers serviles et résidentiels des habitations Barbotteau et Rodrigues, rapport de fouilles, Inrap, 2017, p. 241-277, p. 248-250. Retour au texte

31 Fabrice Casagrande, « Étude céramique », Frédéric Lemaire, Basse-Terre, Maison Chapp, 42, rue cours Nolivos, rapport de diagnostic, Inrap, 2018, p. 135-144, p. 138. Retour au texte

32 Catherine Losier, « La céramique importée en Guyane coloniale », Karapa, 2013, vol. 2, p. 25-43, p. 25, p. 40, fig. 15. Catherine Losier, Approvisionner Cayenne au cours de l’ancien Régime, Archéologie et histoire des réseaux commerciaux, Leiden, Sidestone Preiss, 2016, 272 p. Retour au texte

33 Nicole Genêt, Camille Lapointe, « La porcelaine chinoise de Place Royale. Québec », Les publications du Québec, n° 92, 205 p. et Marcel Moussette, Grégory A. Waselkov, Archéologie de l’Amérique coloniale française, Montréal, Levesque éditeur, 2014, 464 p., p. 223. Retour au texte

34 Nicole Genêt, Camille Lapointe, ibid. et Marcel Moussette, Grégory A. Waselkov, op. cit., p. 382-383, p. 388, p. 391. Retour au texte

35 Celle du Prince de Conti, de la Compagnie des Indes françaises, s’est abimée en 1746 non loin de son port d’attache, Lorient, avec son chargement de porcelaines bleu et blanc et polychrome de belle qualité. Deux autres navires, l’un de la compagnie des Indes suédoise (Götheborg) et l’autre néerlandaise (Geldermalsen), se sont abimés dans les mêmes années (1745 et 1752) avec leur chargement. Henri Amouric, Florence Richez, Lucy Vallauri, op. cit, p. 151-152. Retour au texte

36 Daniel Vaxelaire, Le grand livre de l’histoire de La Réunion, 1. Des origines à 1848, Sainte-Clotilde (La Réunion), Éd. Orphie, 2016, 349 p., p. 141. Retour au texte

37 Fabienne Ravoire, « Étude de la céramique », dans Nicolas Biwer, Saint-Paul, Entrées Est 3 Lot 3, rapport d’opération, fouille archéologique, Inrap, à paraître. Retour au texte

38 Morgane legros, « Les terres cuites », Thierry Cornec (dir.), Saint-Paul, Route des Premiers Français, rapport d’opération, fouille archéologique, Inrap, 2015, p. 162-222. Retour au texte

39 Ibid., p. 169-170. Retour au texte

40 Ibid., p. 169-170. Retour au texte

41 Ibid., p. 169, p. 174-175. Retour au texte

42 Ibid., p. 183. Retour au texte

43 Elisa Bailly, « Étude du mobilier céramique », dans Wendel Migeon, La maison Calvert à Saint-Denis, Évolution d’une maison créole au cours des 250 dernières années, rapport d’opération, fouille archéologique, Saint-Denis, 119, rue Châtel, Inrap, à paraître, p. 155-169. Retour au texte

44 Ibid.., p. 160, p. 164. Retour au texte

45 Ibid., p. 164. Retour au texte

46 Albert Jauze, Vivre à l’île Bourbon au XVIIIe siècle. Usages, mœurs et coutumes des habitants d’une colonie française sur la route des Indes de 1715 à 1789. Musée historique de Villèle, Collection Patrimoniale Histoire, 376 p., p. 201. Retour au texte

47 Ibid. Retour au texte

48 Ibid., p. 216, 220. Retour au texte

49 Ibid., p. 218. Retour au texte

50 Fabienne Ravoire, op. cit., p. 62. Retour au texte

51 Albert Jauze, op. cit., p. 218. Retour au texte

52 Fabienne Ravoire, op. cit., p. 61. Retour au texte

53 Albert Jauze, op. cit., p. 222-223. Retour au texte

54 Ibid., p. 216. Retour au texte

55 Ibid., p. 337 mais aussi d’autres pièces, p. 343. Retour au texte

56 Ibid., p. 217. Retour au texte

57 Ibid., p. 118 et 121. Retour au texte

58 Ibid., p. 117. Retour au texte

59 Ibid., p. 220. Retour au texte

60 Un navire de la Compagnie des Indes Suédoises coula en 1745 avec des pièces à décor végétal. Hélène Chollet, Thierry-Nicolas Tchakaloff, op. cit., p. 100-101. Retour au texte

61 Ibid., p. 114-115. Retour au texte

62 Albert Jauze, op. cit., p. 220. Retour au texte

63 Ibid., p. 220. Retour au texte

64 Morgane Legros op. cit., 2015. Alain Jacob, « Chine ou japon : les imari mystérieux », Compagnie des Indes, l’ABC du collectionneur, 1975, p. 71-82. Retour au texte

65 Albert Jauze, op. cit., p. 218. Retour au texte

66 Alain Jacob, op. cit., p. 71-82. Retour au texte

67 Ibid., p. 40-43. Retour au texte

68 Albert Jauze, op. cit., p. 222, p. 348. Retour au texte

69 Thierry Nicolas C. Tchakaloff, Patrice Pongérard, Denis Lamy, Le café à Bourbon 1708-1946 : des origines à la départementalisation, Catalogue de l’exposition du MADOI, Musée des Arts décoratifs de l’Océan Indien, du 20 décembre 2008 au 30 juin 2009, 160 p. Retour au texte

70 Albert Jauze, op. cit., p. 211-212. Retour au texte

71 Ibid. Retour au texte

72 Thierry-Nicolas Tchakaloff et al., op. cit., p. 136-138. Retour au texte

73 En 1635, des « coupes en forme de cloche munies d’anse » sont signalées dans un registre de la Compagnie des Indes Néerlandaises. Hélène Chollet, Thierry-Nicolas Tchakaloff, « Bleu de Chine » : porcelaine de Chine à décor bleu et blanc dans l’Océan Indien occidental XIVe-XIXe siècle, Volume II, Catalogue, Saint-Louis-La Réunion, Maison française du meuble Créole, 1997, 143 p., p. 76. Retour au texte

74 Annick Pardailhé-Galabrun La naissance de l’intime : 3000 foyers parisiens (XVIIe-XVIIIe siècles), Paris, Presses universitaires de France, 1988, 523 p. (Travaux du Centre de recherches sur la civilisation de l’Europe moderne). Retour au texte

75 Albert Jauze, op. cit., p. 197. Retour au texte

76 Thierry-Nicolas Tchakaloff et al., op. cit., p. 145. Retour au texte

77 Hélène Chollet, Thierry-Nicolas Tchakaloff, op. cit., p. 130-138. Retour au texte

Illustrations

  • Fig. 1 : Histogramme de distribution des productions céramiques des quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

    Fig. 1 : Histogramme de distribution des productions céramiques des quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

    (Tableau F. Ravoire, Inrap)

  • Fig. 2 : Histogramme de distribution des récipients en porcelaine chinoise dans les quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, Fs 1426, Fs 1474) du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

    Fig. 2 : Histogramme de distribution des récipients en porcelaine chinoise dans les quatre fosses de la fin du XVIIIe siècle (Fs 1191, Fs1425, Fs 1426, Fs 1474) du site de Saint-Paul Entrée Est Lot 3

    (Tableau F. Ravoire, Inrap)

  • Fig. 3 : Répertoire des formes principales en porcelaine chinoise fine du site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle, n° 1, tasse, n° 2, soucoupe, n° 3-4, assiettes circulaires, n° 5-6, plateaux, n° 7, plat ovale à couvercle

    Fig. 3 : Répertoire des formes principales en porcelaine chinoise fine du site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle, n° 1, tasse, n° 2, soucoupe, n° 3-4, assiettes circulaires, n° 5-6, plateaux, n° 7, plat ovale à couvercle

    (Dessins et DAO Melissa Baffert, planche Fabienne Ravoire) (DAO M. Baffert et F. Ravoire, Inrap)

  • Fig. 4 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, n° 1, série d’assiettes à décor de bouquets floraux, n° 2, bol à décor floral, revers capucin, n° 3 ; plat à décor de pivoines, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 4, couvercle de pot, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

    Fig. 4 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, n° 1, série d’assiettes à décor de bouquets floraux, n° 2, bol à décor floral, revers capucin, n° 3 ; plat à décor de pivoines, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 4, couvercle de pot, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

    (Photos J. Goderon, DAO F. Ravoire, Inrap)

  • Fig. 5 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, décor de chinoiseries (pagode et saule pleureur), n° 1-2, tasses à café, décor de chinoiserie, site de Saint-Denis, rue Châtel, fin du XVIIIe siècle et site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 3-4, plateaux, n° 5, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 6, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

    Fig. 5 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine bleu et blanc, décor de chinoiseries (pagode et saule pleureur), n° 1-2, tasses à café, décor de chinoiserie, site de Saint-Denis, rue Châtel, fin du XVIIIe siècle et site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 3-4, plateaux, n° 5, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle ; n° 6, plat ovale couvert, site de Saint-Paul Entrée Est, début du XIXe siècle

    (photo E. Bailly, Inrap, n° 1 ; photos H. Civalleri, Inrap, n° 3-5 ; photos J. Goderon, n° 2, n° 6 ; DAO F. Ravoire, Inrap)

  • Fig. 6 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-3, tasse à café et assiettes, décor de la famille rose, site de Saint-Paul route des Premiers français, première moitié du XVIIIe siècle ; n° 4, fragment de plat, site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 5 tasse, n° 6 soucoupe en porcelaine à décor d’Imari chinois, site de Saint-Paul Entrée Est

    Fig. 6 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-3, tasse à café et assiettes, décor de la famille rose, site de Saint-Paul route des Premiers français, première moitié du XVIIIe siècle ; n° 4, fragment de plat, site de Saint-Paul Entrée Est ; n° 5 tasse, n° 6 soucoupe en porcelaine à décor d’Imari chinois, site de Saint-Paul Entrée Est

    (Photos M. Legros, n° 1-3, photos J. Goderon, n° 4-6, DAO F. Ravoire, Inrap)

  • Fig. 7 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-4, tasses à café, n° 5 soucoupe, décor en vert et rouge, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

    Fig. 7 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise fine polychrome, n° 1-4, tasses à café, n° 5 soucoupe, décor en vert et rouge, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

    (Photos H. Civalleri, DAO F. Ravoire, Inrap)

  • Fig. 8 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise blanche, n° 1 coupe à filet doré ; n° 2, salière à décor rouge et vert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

    Fig. 8 : La vaisselle de table en porcelaine chinoise blanche, n° 1 coupe à filet doré ; n° 2, salière à décor rouge et vert, site de Saint-Paul Entrée Est, fin du XVIIIe siècle

    (Photos J. Goderon, DAO F. Ravoire, Inrap)

Citer cet article

Référence électronique

Fabienne Ravoire, « Sur la route de la Chine : le luxe au quotidien dans les assemblages céramiques du XVIIIe siècle à La Réunion », Tsingy [En ligne], 28 | 2024, mis en ligne le 20 août 2026, consulté le 24 août 2026. DOI : 10.61736/tsingy.1376

Auteur

Fabienne Ravoire

Archéologue, céramologue, Inrap, UMR 6273 CRAHAM